MC ESCHER à la Monnaie de Paris : le génie des mondes impossibles
- LANDRE Béatrice

- il y a 3 jours
- 4 min de lecture
Découvrez l’univers fascinant de MC Escher à la Monnaie de Paris : un voyage entre art, science et illusion, où le réel se mêle à l’impossible.
Entre illusion et réalité
Après le musée Dali, je vous invite à plonger dans l’univers fascinant de Maurits Cornelis Escher, un artiste qui, comme Dali, joue avec la perception et brouille les frontières entre illusion et réalité.Deux créateurs inclassables, deux visions uniques de l’art visuel.
« Seuls ceux qui tentent l’absurde atteindront l’impossible. »— Maurits Cornelis Escher
Avant cette exposition, je ne connaissais pas son nom. Pourtant, certaines de ses œuvres m’étaient familières : ces escaliers sans fin, ces métamorphoses d’animaux, ces espaces impossibles.Elles m’avaient intriguée, troublée même, sans que je cherche à en percer le mystère.À l’époque, je me laissais simplement emporter par l’émotion du moment, portée par la beauté de l’instant.
Comme quoi, l’art peut nous transporter bien au-delà de la compréhension.
Cet artiste, souvent anxieux et fragile, aurait-il trouvé l’équilibre dans le déséquilibre artistique ?
Qui était MC Escher ?
Né le 17 juin 1898 à Leeuwarden (Pays-Bas) et mort le 27 mars 1972 à Laren, Maurits Cornelis Escher, plus connu sous le nom de MC Escher, est un maître de la gravure et du dessin.
Il a réalisé plus de 448 estampes et 2000 dessins et esquisses, mais aussi des tapisseries, des timbres et des œuvres murales.Son art se situe à la croisée des mathématiques, de l’art islamique et de ses voyages méditerranéens, notamment en Espagne et en Italie.
Escher fut un génie des mondes impossibles, un explorateur du réel imaginaire et des architectures de l’esprit.Sa passion pour la biologie, l’astronomie et la géométrie nourrissait sa curiosité pour l’infiniment petit comme pour l’infiniment grand.Avec une virtuosité rare, il fit de la gravure un langage visuel universel.
Un univers entre art et science
Selon Grapheine.com,
« Maurits Escher est un mathémagicien qui a réalisé des œuvres aux constructions réalistes et pourtant physiquement irréalisables, mêlant art et mathématiques. »
Ses créations sont à la fois envoûtantes, ludiques et magiques.Elles invitent à explorer un monde d’oppositions, de transformations et d’illusions d’optique — un univers à mi-chemin entre l’art et la science.
Les grandes périodes de sa création
La période des paysages : Escher s’inspire des villes italiennes et des reliefs méditerranéens.
La période des métamorphoses : les formes se transforment, se fondent et se répètent.
La période des perspectives : il joue avec les points de fuite et défie les lois de la physique.
La période de l’infini : la symétrie et le motif deviennent des portes vers l’éternité.
Laissez-vous emporter par cet univers et acceptez de ne pas tout comprendre.C’est dans cette perte de repère que se trouve toute la poésie d’Escher.N’est-ce pas, au fond, la définition du lâcher-prise ?
Pourquoi à la Monnaie de Paris ?
La Monnaie de Paris est un lieu emblématique, dédié à la gravure, à la sculpture et aux métiers d’art d’excellence.C’est donc un écrin parfait pour accueillir cette première grande rétrospective française consacrée à Escher. Les commissaires Federico Giudiceandrea et Jean-Hubert Martin ont imaginé un parcours immersif, à la fois scientifique et poétique, révélant toutes les facettes du travail d’Escher.
Giudiceandrea décrit l’artiste comme un précurseur de la pensée mathématique appliquée à l’image. Longtemps apprécié du public mais sous-estimé par la critique, Escher trouve enfin ici la reconnaissance qu’il mérite : celle d’un visionnaire moderne, libre et intemporel.
Inspiré et inspirant
Escher fut un boulimique des arts décoratifs, nourri de multiples influences :
Samuel Jessurun de Mesquita, son maître, qui lui enseigna la gravure sur bois.
Giovanni Battista Piranesi, graveur italien du XVIIIe siècle, dont les prisons imaginaires inspirèrent ses mondes labyrinthiques.
Victor Vasarely, pionnier de l’art optique (Op Art).
Salvador Dalí, maître du surréalisme et de la perception déformée.
Dick Termes, inventeur des sphères peintes à six points de perspective.
Tous partagent cette fascination pour l’ordre et le chaos, le visible et l’invisible, la logique et l’imaginaire.
« Nous aimons le chaos, car nous aimons produire de l’ordre. »— MC Escher
Une phrase qui résume à elle seule sa vision du monde.
Pourquoi aller voir cette exposition ?
Vous ne connaissez pas Escher ? Vous le reconnaîtrez sans le savoir.
Vous aimez déjà son univers ? Vous serez ébloui par la richesse de cette rétrospective.
La visite est rythmée par des installations immersives et interactives, offrant une expérience à la fois ludique et contemplative.Chaque salle est une nouvelle porte vers l’impossible, une invitation à perdre pied pour mieux voir.
Conclusion : un génie de l’impossible
MC Escher, c’est la rencontre entre l’art et les mathématiques, la poésie et la logique.C’est un artiste qui a su rendre visible l’invisible et donner forme à l’infini.
Ne manquez pas cette exposition à la Monnaie de Paris, un véritable voyage entre rêve, raison et illusion.
Au 11 quai de Conti, Paris 6e
Du 15 novembre 2025 au 1er mars 2026
Exposition ouverte du mardi au dimanche de 10h à 20h (nocturne jusqu'à 21h le mercredi)
Sources :
Wikipédia Le catalogue de l’exposition que j’ai acheté lors de ma visite









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