Sur la route du Coin du Bois, ce ne sont pas les loups de l’Espace Rambouillet qui font peur… ce sont les trous.
- LANDRE Béatrice

- il y a 2 jours
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Par une habitante de Chevreuse, usagère régulière de l’Espace Rambouillet.

Il est des situations qui, à force de durer, deviennent incompréhensibles. Celle de la route du Coin du Bois, qui mène à l’Espace Rambouillet, en est aujourd’hui une illustration flagrante.
Adhérente à l’année, visiteuse hebdomadaire par attachement profond à la nature et à ce lieu exceptionnel, je constate, semaine après semaine, la dégradation continue de cette route. Ce qui relevait hier de simples imperfections est devenu aujourd’hui un véritable parcours d’obstacles. Les nids-de-poule se sont transformés en gouffres. Les véhicules slaloment. La prudence ne suffit plus à compenser l’état de la chaussée.
Et pourtant, au bout de cette route se trouve un site majeur de notre territoire : l’Espace Rambouillet. Créé en 1972 par l’Office national des forêts, et géré depuis 2023 par Mr SINGER, niché au cœur de la forêt de Rambouillet, il incarne à lui seul l’attractivité naturelle de la région. En 2025, 155 000 visiteurs y ont été accueillis, dont une part importante d’enfants venus avec leurs écoles ou centres de loisirs. Une fréquentation en hausse de 20 %. Un succès indéniable.

Mais ce succès repose sur un paradoxe inquiétant : comment accepter qu’un site accueillant autant de public, et notamment des publics jeunes, soit desservi par une route dont l’état met en jeu la sécurité de tous ?
Car au-delà du confort, c’est bien de sécurité dont il est question. Automobilistes, motards, cyclistes, professionnels empruntant quotidiennement cet axe : tous sont exposés. Faut-il attendre un accident grave pour agir ?
Lorsque la question est posée, la réponse est toujours la même : personne ne semble véritablement responsable. Commune de Rambouillet, commune de Sonchamp, communauté d’agglomération, département des Yvelines, région Île-de-France, ONF… chacun est cité, mais aucun n’agit. Une dilution des responsabilités qui conduit à l’inaction.
Ce jeu de renvoi ne peut plus durer.

L’attractivité d’un territoire ne se décrète pas, elle se construit. Elle passe aussi par des infrastructures dignes de ce nom. À l’heure où l’on valorise le tourisme vert, les circuits courts, la reconnexion à la nature, comment justifier un tel abandon aux portes d’un site aussi emblématique ?
Il est temps que les acteurs concernés se rassemblent, clarifient leurs responsabilités et engagent, sans délai, les travaux nécessaires. Non seulement pour préserver l’image de ce lieu, mais surtout pour garantir la sécurité de celles et ceux qui le fréquentent.
Car au fond, la question est simple : que faudra-t-il pour que cette route devienne enfin une priorité ?






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